Diamants sur canapé

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De  Blake Edwards

“I don’t want to own anything until I find a place where me and things go together. I’m not sure where that is but I know what it is like. It’s like Tiffany’s. » ( Holly)

Synopsis : A New York, Holly Golightly, une charmante jeune femme se fait entretenir par de riches hommes. Elle cherche un mari fortuné. Vivant dans un monde d’illusions et de rêves, nourri par ses fréquentes visites chez le célèbre joaillier Tiffany’s, elle est constamment déçue par les hommes. Un jour, elle sympathise avec son nouveau voisin, Paul Varjak…

Attention vous entrez dans la zone spoiler.

Le jeune écrivain est lui aussi entretenu par de riches femmes. Ils deviennent amants. Varjak quitte sa maîtresse par amour pour Holly. Mais cette dernière, toujours en quête d’un prétendant fortuné, le repousse et noue une relation avec un riche héritier brésilien. Arrêté pour complicité de trafic de drogues, en raison de son rôle de messagère pour un parrain de la pègre, Holly se voit contrainte de renoncer à son rêve brésilien. Alors qu’elle est sur le point de quitter New York, Varjak lui déclare une nouvelle fois son amour. Elle choisit finalement de rester à New York auprès de Varjak.

Cette comédie romantique repose essentiellement sur le charme et la grâce d’Audrey Hepburn. Sa fragilité alliée à son élégance en ont fait l’incarnation iconique du charme féminin. Il est amusant de noter que c’est Marylin Monroe que Truman Capote souhaitait voir incarner Holly. La musique triste et élégante d’Henry Mancini contribue également à la réussite du film. Tout dans ce film respire la légèreté : son actrice principale, la très fine A. Hepburn, le traitement du sujet, la prostitution de luxe, qui est ici présentée avec une légèreté déconcertante. Mais légèreté ne rime pas pour autant avec gaieté. Il se dégage, en effet, une certaine mélancolie, à la contemplation de cette jeune femme, attirée par le luxe et les hommes riches et qui à force de vouloir plaire sans s’attacher, s’est retranchée dans une profonde solitude et une superficialité abyssale.

Malgré certains aspects pathétiques, voire franchement sinistres, ce film reste une comédie en raison du charme qui s’en dégage : l’actrice principale est charmante, son soupirant est charmant, la musique est charmante, New-York y est charmante, le magasin Tiffany est charmant et l’histoire elle-même s’avère charmante. On prend plaisir à se laisser porter par ce charme, mais au-delà, malgré des plans très réussis de New-York (notamment le premier plan du film) et de la fête qui se déroule chez Holly, on ne trouve pas grand-chose. Charmant mais creux. Et si Holly incarne la classe féminine, le film emprunte parfois des routes si épaisses et si caricaturales qu’il en devient fruste. Que dire, en effet, de l’interprétation ridicule, à la limite du racisme, de Mickey Rooney en japonais, vociférant à longueur de journée contre la douce Holly ?

Mais après tout, on demande rarement à une comédie romantique d’être très profonde. A voir surtout pour l’interprétation d’A. Hepburn, en charmante idiote croqueuse d’hommes et de diamants. De son côté, George Peppard joue le parfait prince charmant, suffisamment fade pour mettre en valeur la princesse Hepburn.

Titre original: Breakfast at Tiffany’s. Réalisation : Blake Edwards. Acteurs principaux : Audrey Hepburn (Holly Golightly), George Peppard (« Fred » Paul Varjak), Mickey Rooney (Monsieur Yunioshi). Scénario : George Axelrod d’après la nouvelle homonyme de Truman Capote. Musique : Henry Mancini (Moon River, paroles de Johnny Mercer et musique d’Henry Mancini, interprétée par Audrey Hepburn). Pays d’origine : Etats-Unis. Date de sortie : 1961. Durée : 115 minutes (1h55). Oscars 1961 : Oscar de la meilleure chanson originale à Moon River, paroles de Johnny Mercer et musique d’Henry Mancini. Oscar de la meilleure musique originale à Henry Mancini.

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