Crise

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 D’Ingmar Bergman

Synopsis : Chronique de la vie dans une petite ville campagnarde du nord de la Suède. L’histoire porte sur la relation entre une fille et ses deux mères – biologique et adoptive-. Alors que la jeune Nelly vient d’avoir 18 ans, sa mère biologique réapparaît…

Attention vous entrez dans la zone spoiler.

Elle souhaite emmener sa fille en ville, pour vivre et travailler à ses côtés, dans son salon de beauté. Nelly choisit de la suivre pour échapper à un amoureux transi qui l’ennuie. Une vie superficielle et une amourette l’éloignent de sa mère adoptive, gravement malade, avant qu’elle ne se rende compte de son attachement à cette dernière ainsi qu’à son amoureux transi. Elle rentre chez elle et fait le bonheur de sa mère mourante.

Ce film déroute tant il semble peu « bergmanien » : les personnages ne sont pas rongés par le désespoir ni par la mort et le film se termine par un happy end. Le film n’est pas même déplaisant à regarder. Pour son premier film, Bergman ne fait qu’effleurer les sentiments humains avec un panorama bienveillant de la vie de province. Le gigolo de la mère biologique est le personnage approchant le plus de la profondeur tourmenté des héros bergmaniens : individu médiocre, il se prend lui-même comme sujet d’analyse et convaincu d’être un raté, finit par se suicider. Mais son intérêt est limité car il n’incarne aucune idée. C’est le charme de ce film de laisser entrevoir les tiraillements de quelques individus, tout en dépeignant leur humanité. Pour une fois, ce n’est pas un tableau noir des hommes et de leurs pulsions qui est dressé. Charme du film, mais faiblesse également, car contrairement aux films suivants, il reste à la surface des questionnements métaphysiques et des analyses de l’esprit humain, ce qui diminue d’autant son intérêt.  A voir après les classiques de Bergman.

Titre original : Kris. Réalisation : Ingmar Bergman. Acteurs principaux : Allan Bohlin (Ulf), Inga Landgré (Nelly), Dagny Lind (Ingeborg), Marianne Löfgren (Jenny). Scénario : Ingmar Bergman d’après la pièce Instinct maternel de Leck Fisher. Musique : Erland von Koch. Pays d’origine : Suède. Date de sortie : 1946. Durée : 93 mn (1h33).

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