Casse-tête chinois

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DE CEDRIC KLAPISCH

DE LA  GENERATION EUROPE A LA GENERATION RECOMPOSEE

Casse-tête chinois affiche petite

Synopsis : 15 ans après l’Auberge espagnole, on retrouve Xavier, 40 ans, marié, avec deux enfants. Alors que sa vie semble enfin structurée, sa femme le quitte pour aller s’installer à New York avec ses enfants. Pour Xavier, de nouveaux choix de vie s’imposent.

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Quel plaisir de retrouver un Klapisch aussi pétillant et frais, dans ce dernier opus de la trilogie de Xavier, l’éternel ado errant, en quête de son avenir, de sa vocation et de la fille de ses rêves. L’Auberge espagnole était le film d’une nouvelle génération, celle d’Européens en colocation, découvrant à l’étranger une vitalité communicative et joyeuse, issue des rencontres entre différentes manières de vivre et de penser. Xavier se perdait dans des relations sentimentales déjà compliquées, mais se découvrait une passion : l’écriture. Les Poupées russes racontait ensuite ses déceptions, professionnelles et sentimentales, avant qu’il ne comprenne que la fille idéale se trouvait être sa bonne amie anglaise Wendy et non une projection rêvée et idéalisée d’une femme finalement  inconsistante. Dix années ont passé et Xavier a eu deux enfants avec Wendy, il continue à écrire des scénarios tout en ayant acquis une certaine reconnaissance pour ses romans, mais soudainement sa vie rangée vole en éclat : l’amour a déserté son couple et son travail lui est devenu insupportable. Mais à 40 ans révolus, comment peut-on rattraper sa vie ?

La dislocation de sa cellule familiale contraint Xavier à la réinventer en dehors des cadres traditionnels. Et dans son désarroi, il ne peut se tourner vers ses parents divorcés et distants pour avoir un modèle. Xavier l’étudiant faisait partie de la nouvelle génération s’ouvrant à l’Europe, Xavier le quadragénaire fait désormais partie de la nouvelle génération de parents, davantage investie que les générations précédentes, dans le bien-être de leurs enfants. Pour se rapprocher d’eux, il quitte son confort parisien pour recommencer une nouvelle vie à New York ; le voilà revenu à la case départ, dans une position d’étudiant, avec un job précaire, un logement exigu et une incertitude diffuse quant à son avenir. Mais l’incertitude romantique de la jeunesse a cédé le pas à une incertitude décriée, celle d’un quarantenaire, qui plus est père de famille, qui appartient désormais au monde des adultes. L’errance n’est plus de mise. Xavier doit grandir et se confronter à un réel qu’il n’a cessé jusque-là de fuir.

Ce casse-tête chinois prend les allures d’un assemblage hétéroclite de tendances et d’enjeux actuels, mêlant des thèmes aussi divers que le divorce, l’adoption homosexuelle, la famille recomposée, l’immigration, la mondialisation, la question des sans-papiers, le mariage blanc, le communautarisme, l’intégration…..Une telle compilation ferait craindre un résultat pour le moins stéréotypé. L’absence de prétention du film lui permet d’éviter cette embûche ou du moins d’en atténuer les effets. L’analyse n’est pas des plus profondes, ni l’histoire des plus originales, mais on prend plaisir à suivre les aventures loufoques de ces sympathiques personnages.

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Titre original: Casse-tête chinois. Réalisation : Cédric Klapisch. Acteurs principaux : Romain Duris (Xavier Rousseau), Kelly Reilly (Wendy), Audrey Tautou (Martine), Cécile de France (Isabelle). Scénario : Cédric Klapisch. Musique : Loïc Dury et Christophe Minck aka Kraked Unit. Pays d’origine : France. Date de sortie : 2013. Durée : 114mn (1h54).

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